Quel est le taux normal du CA 19-9 ?

« Un marqueur est une cellule suspecte… » : Faux

C’est une protéine produite par les cellules cancéreuses et présente dans le sang. Le dosage de ces marqueurs tumoraux reflète le nombre de cellules cancéreuses présentes dans la tumeur. Il indique également s’ils se sont répandus dans tout le corps pour former des métastases.

« Chaque tumeur a son propre marqueur » : Faux

Depuis les premières recherches, en 1976, seulement une quinzaine de marqueurs ont été découverts (sein : CA 15,3, ovaire : CA 125, pancréas : CA 19,9…). Certains cancers, comme les lymphomes, n’en sont pas atteints.

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« C’est un outil de dépistage » : vrai

Mais seulement pour un petit nombre de cancers. C’est le cas de la calcitonine, un marqueur utilisé pour détecter les cancers médullaires de la thyroïde dans les familles à risque, et de l’alphafoétoprotéine, pour les cancers du foie. Enfin, l’hormone chorionique gonadotrope (hCG) et sa sous-unité bêta libre (bêta-hCG) sont utilisées pour dépister le cancer du placenta.

Les marqueurs du cancer du sein n’ont pas une sensibilité suffisante pour être utilisés dans le cadre du dépistage. Ainsi, de manière générale, les marqueurs sont davantage utilisés pour suivre l’évolution de la maladie que pour la détection.

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« Si le taux augmente, c’est inquiétant » : Vrai et faux

Une infection ou une inflammation, par exemple dans les poumons, peut entraîner une augmentation de ce taux sans qu’il soit lié à la tumeur. En revanche, il n’est pas rare que la chimiothérapie augmente au tout début de la chimiothérapie.

Détruites en masse par les produits injectés à ce moment-là, les cellules tumorales libèrent alors une grande quantité de marqueurs dans le sang. Ensuite, il diminue progressivement. Mais, en l’absence d’infection ou de maladie bénigne, un taux qui progresse est un « signal d’alerte ».

Le médecin cherchera ensuite à compléter ces informations par un examen clinique et une imagerie (TEP-scan, IRM…). Ce n’est que lorsqu’il dispose de toutes ces données qu’il peut établir un diagnostic, et peut-être revoir la stratégie thérapeutique.

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